Publié : 25 novembre 2008

La forêt d’Eawy

L’histoire de la forêt d’Eawy au travers de la toponymie.

Les noms de lieux (toponymes) ne sont pas donnés au hasard. Ils montrent ce que les hommes pensaient d’un lieu à un moment précis de l’histoire.

La recherche a été réalisée par les élèves à partir de lexiques de toponymes (celui de Charles Pégorier notamment)

Les plus ancien nom de lieux remontent à la période gallo-romaine. Les plus nombreux sont médiévaux et sont influencés par la langue des vikings (le norrois).

Nous avons conservé les explications les plus vraisemblables de toponymes de la forêt d’Eawy :

Les toponymes liés à la religion :

- Saint-Hellier : C’est un village qui a pris le nom d’un saint (saint Hellier) pour se mettre sous sa « protection ».
- Saint-Saëns : C’est un village qui a pris le nom d’un saint (saint Saëns) pour se mettre sous sa « protection ».
- Saint-Martin : C’est un village qui a pris le nom d’un saint (saint Martin) pour se mettre sous sa « protection ».
- Les Authieux : toponyme lié à la présence d’un autel (d’une église).

Les toponymes liés au relief :

- Orival : « val » désigne une vallée, un relief en creux. « Ori » serait la trace du le prénom de son propriétaire.
- Le Goulet : passage étroit.
- Pommeréval : « val » désigne une vallée, un relief en creux. Il s’y trouvait déjà une plantation de pommiers, une pommeraie.
- Ardouval : « val » désigne une vallée, un relief en creux. « Ardou » serait la trace du le prénom de son propriétaire.
- Annival : « val » désigne une vallée, un relief en creux. Anni viendrait du prénom de la personne qui possédait ce lieu.
- Maucomble : « mau » vient de « malus » (mauvais) et « comble » vient de « cumulus » (un monticule, une butte).
- La Queue Guébert : Une « queue » est une parcelle de bois de forme allongée et étroite. Guébert serait le prénom de son propriétaire.
- Vaudichon : « vau » signifie « val », « relief en creux ». Il s’agirait donc du val d’une personne prénommée Ichon (ou Ychon)
- Le Beau Soleil : nom donné à un lieu particulièrement ensoleillé.

Les toponymes liés à la végétation :

- Eawy : (d’origine Celtique) signifiant eau, marais, lieu humide.
- Baudribosc : « bosc » signifie « bois ». Ce lieu serait un bois qui aurait appartenu à un Baudri.
- La Heuze : on y trouvait du houx.
- Brécquigny : en Normandie « brèque » est une brèche, une coupure dans une haie.
- L’Epinette : on y trouvait une haie d’épines.
- La Haye : on y trouvait une haie, un taillis.
- Le Quesnay : on y trouvait des chênes.
- La Quaine : on y trouvait des chênes.
- Rosay : lieu planté de roseaux (ici le long de la Varenne).
- La Frenay : lieu planté de frênes.

Les toponymes liés à des habitats :

- Mesnil Besnard : nom formé de « Mesnil » qui signifie maison isolée et « Bénard » qui indique que cette maison appartenait à une dénommé Besnard (qui donnera le prénom Bernard). Il s’agirait d’un certain Bernard du Fossé qui aurait fait don à la fin du XIIe siècle de cette pièce de terre aux religieux de Longueville.
- Pelletot : « tot » signifie pièce de terre.
- Mesnil-Fagot : nom formé de « Mesnil » qui signifie maison isolée et « Fagot » qui indique que cette maison appartenait à un dénommé Fagot.
- Mathonville : ville vient de « villa » : un domaine rural à l’époque gallo-romaine (Ier-Ve siècle). « Mathon » viendrait de « mata » : le buisson.
Ricarville : ville vient de « villa » : un domaine rural à l’époque gallo-romaine (Ier-Ve siècle). « Ricard » (aujourd’hui Richard) serait le prénom de son propriétaire.
- La Briqueterie : lieu où l’on fabriquait des briques.
- Le Lihut : anciennement « le Leihue » est une ancienne verrerie relevant du roi. Cette activité nécessité du bois et donc la proximité de la forêt.
- Roville : ville vient de « villa » : un domaine rural à l’époque gallo-romaine (Ier-Ve siècle). « Ro » serait la trace du le prénom de son propriétaire.
- Tourpes : viendrait du vieil anglais « torp » : le village.

Les toponymes liés aux défrichements :

- Les Ventes : c’est le nom que l’on donnait à l’époque des grands défrichements du XIIIe siècle aux terres que l’on venait de gagner sur la forêt.
- Les Ventes-Saint-Rémy : on a donné le nom d’un saint (saint Rémy) à une terre gagnée sur la forêt.
- Les Essarts : autre nom de terres défrichée au XIIIe s.
- Les Nouveau Monde : après la Révolution, on appelle ainsi les territoires nouveaux où s’installent des familles, souvent à l’écart du village. C’est souvent moqueur.